L'accès au site est gratuit et ne demande pas d'inscription ; il fonctionne à toute heure et s'adresse au public français. Le modèle est celui des plateformes de webcam : on regarde librement, on paie pour aller plus loin. Les crédits se vendent par paliers, de 10 à 300 €. Ce modèle n'a rien d'exceptionnel ; ce qui compte, c'est la manière dont il est présenté, et c'est là que Camdirect marque des points.
Le direct, bien rangé
Le premier atout est l'organisation des catégories. Les modèles sont classés de façon détaillée, avec notamment des catégories consacrées aux couples et aux personnes matures. C'est ce qui justifie la place du site dans cette sélection : le couple qui veut regarder d'autres couples, ou qui envisage de se montrer lui-même un jour, trouve une entrée dédiée plutôt qu'une catégorie noyée dans un menu.
Le deuxième atout est technique et original : une partie des caméras est pensée pour le casque de réalité virtuelle. Le relief a eu ses vagues successives au cinéma, de l'anaglyphe rouge et bleu aux lunettes polarisées, et chacune promettait une immersion nouvelle. La réalité virtuelle appliquée à la webcam relève de la même ambition. Ce palmarès ne juge pas la qualité de l'expérience, faute de pouvoir la mesurer ; il constate que l'offre existe et qu'elle distingue le site de ses voisins.
Le troisième atout est documentaire. Conditions d'utilisation, politique de confidentialité et déclaration de conformité sont accessibles. Sur une plateforme où l'on achète des crédits, savoir ce que deviennent ses données et quelles règles s'appliquent n'est pas un luxe.
Ce qui coûte au site sa première place
La première réserve découle du modèle choisi : dès que l'échange devient privé, il faut puiser dans un solde de crédits acheté entre 10 et 300 €. L'accès gratuit est réel, mais il donne à voir la vitrine ; l'échange personnalisé, lui, se paie. Le visiteur qui ne lit pas attentivement l'offre peut confondre l'un et l'autre. L'éventail des paliers est large, et un achat de 300 € de crédits engage bien davantage qu'un premier essai : le palmarès recommande de commencer par le plus petit montant pour juger du service.
La seconde réserve est plus étonnante pour un site qui vise la France : le titre de page est en anglais. Le détail paraît mineur, mais il en dit long sur la façon dont le site a été pensé. C'est un peu comme une version originale projetée sans sous-titres devant un public qui ne parle pas la langue : l'image passe, le texte moins. Pour un visiteur francophone qui arrive depuis un moteur de recherche, ce titre est le premier contact, et il n'est pas dans sa langue.
Pour le devancer, une autre plateforme devrait offrir la même richesse de catégories et la même transparence documentaire, avec une présentation pensée en français et des paliers de crédits plus progressifs. Le lauréat de la sélection, une boutique, n'est pas un concurrent direct : parmi les plateformes de webcam, Camdirect reste la référence de cette sélection.
Les spectateurs pour qui l'écran s'allume
Camdirect convient au couple curieux de voir d'autres couples, au spectateur attiré par la réalité virtuelle, et à quiconque veut consulter librement avant de décider s'il paiera. Pour eux, la séance est méritée. Le visiteur qui veut maîtriser son budget fixera une limite avant d'acheter ses premiers crédits, et commencera par le palier le plus bas plutôt que par le plus haut.